Fiscalité

Peut-on défiscaliser ses revenus fonciers ?

Le taux d’imposition des bénéfices fonciers peut atteindre les 60,50%. Voilà pourquoi, ils sont classés comme les revenus les plus lourdement taxés en France. Or, ils devraient constituer de bons compléments de revenus. Y a-t-il un moyen qui permet d’alléger cette taxation ? Effectivement ! Il suffit de défiscaliser via le déficit foncier ou le démembrement de propriété.

Un tour d’horizon sur le déficit foncier

Cet outil de défiscalisation peut supprimer complètement les revenus fonciers de la base imposable. C’est son atout majeur. Comment atteindre un tel objectif ? Il faut réaliser une opération de déficit foncier comme il se doit. Cela consiste à acheter un bien immobilier qui nécessite une réhabilitation lourde, d’accomplir les travaux et de louer le logement à titre d’habitation principale. Lorsque toutes les conditions imposées par le dispositif sont remplies, le mécanisme de réduction d’impôts est mis en marche.

En fait, l’investisseur peut déduire de ses revenus fonciers toutes les charges liées à la rénovation et ce, sans la moindre limite. S’il y a un excédent, c’est-à-dire si le coût des travaux est supérieur au montant de bénéfices annuels, l’investisseur a le droit de l’imputer sur son revenu global. Notons toutefois que la somme imputable est limitée à 10.700 € par an. Le solde sera à reporter sur les revenus fonciers pendant 10 ans.

Des solutions de défiscalisation des revenus fonciers

A propos du démembrement de propriété

Avec un démembrement de propriété, vous pouvez aussi défiscaliser vos revenus fonciers. Mais avant tout, il faut mettre en marche le mécanisme en faisant acquisition de la nue-propriété d’un bien immobilier suivi d’un usufruit temporaire de 15 à 20 ans. L’investisseur devenu nu-propriétaire bénéficie d’une décote de 30% à 50%. Pour cela, il doit renoncer à l’exploitation du bien. A la fin de la période d’usufruit, il pourra le récupérer entièrement et il sera également un propriétaire en bonne et due forme. Mais ce n’est pas l’unique avantage qui lui revient de droit.

En effet, si l’investisseur a souscrit un crédit afin de financer le prix du bien décoté, les intérêts d’emprunt seront considérés comme des charges. Du coup, il a le droit de les déduire de ses revenus fonciers existants. Cela permet à l’investisseur de constituer une économie d’impôt dont le montant est égal à la tranche marginale d’imposition ainsi qu’aux prélèvements sociaux non perçus sur le montant total des intérêts d’emprunt. Pour que l’avantage soit plus intéressant, le nu-propriétaire doit recourir à un emprunt in-fine. Cela va générer des intérêts plus conséquents.